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23 novembre 2007En raison de problèmes d’accès au blog TVlocales depuis la plateforme Podemus,
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C’est une des pistes des discussions du colloque sur les télés locales dont l’agence Aromates vient de mettre une synthèse en ligne. Extraits choisis.
"Les seuils de 5 à 10 millions de téléspectateurs n’ont pas engrangé la manne publicitaire attendue", reconnaît Jean-Luc Nelle. Des "formes de convergence" sont donc à mettre en place pour élargir l’offre de contenus. "La logique de rediffusion de programmes locaux aux extra locaux n’est pas viable", estime Maguelone Hedon. "Avec une zone élargie, il faut régionaliser l’antenne, mutualiser les productions." C’est un savant dosage, avec "un noyau dur de local, une dose de régional et une dose de national."
Une des pistes évoquées : la mutualisation des productions.
C’est ce que fait TV Rennes 35 depuis 2004, avec l’unité de programme "Réaction en Chaînes" (REC). "Chaque chaîne adhérente paie une cotisation calculée en fonction de son CA (entre 1 000 et 9 000 euros par an), explique Dominique Hannedouche, responsable de l’unité "REC", directeur général adjoint de TV Rennes 35. "On achète le programme à 15 euros/min. Aujourd’hui 18 chaînes se sont ralliées. L’objectif est le préachat et l’échange entre chaînes locales via un réseau numérique afin de mutualiser les moyens."
Autre exemple, le GIE "Grand ouest régie télévision" qui regroupe 8 chaînes locales de l’Ouest de la France. Créé en 2003, elles produisent et coproduisent ensemble des émissions de flux et de stock (documentaire mensuel, captations de spectacles vivants, d’événements sportifs…), ce qui permet d’avoir une unité de programme plus proche du terrain. "La mutualisation des moyens est importante," précise Dominique Hannedouche, dans la mesure où 3 chaînes détentrices d’un car-régie peuvent en faire bénéficier les 5 autres.
Autre piste : la syndication de programmes sponsorisés
D’autres modèles de syndication existent. Le "partner & cash" consiste à financer une partie du programme par la publicité et l’autre partie par les chaînes en mutualisation des moyens. "Un procédé valable pour les programmes pré financés par des sponsors, qu’ils soient de stock ou de flux", précise Gilles Camouilly. Sa société Syn.tv propose la syndication de programmes sponsorisés. Cette troisième méthode, appelée aussi "bartering", consiste à fournir du programme à la chaîne en échange d’espaces publicitaires. "Une méthode qui existe depuis 30 ans aux Etats- Unis, où la syndication de programmes représente 10% du marché publicitaire," ajoute Gilles Camouilly. "Le syndicateur prend la place des éditeurs en pariant sur les recettes publicitaires. Notre seule ressource vient de la performance de la régie commerciale et prioritairement de l’attraction du marché publicitaire vis-à-vis de nos programmes." Le revenu tiré de la publicité fait l’objet d’un partage. Il doit d’abord rembourser le programme, puis le partage se fait à 50/50 entre la chaîne et le syndicateur.
Créée en septembre 2006, Syn.tv a ainsi diffusé la série "24 heures chrono" sur 10 chaînes locales, et plus récemment les séries Mash et The Practice sur 16 chaînes locales. "Nous proposons un accès à des contenus forts en termes de potentiel d’audience, d’où le choix de la série. Facilement identifiable, elle permet d’allonger mécaniquement la durée d’écoute des chaînes locales, ce qui est aujourd’hui le point crucial sur le plan publicitaire." Un avis partagé par Gilles Crémillieux qui table sur "une ouverture et un recentrage vers les éditeurs." "Il nous faut des critères plus pertinents auprès de nos annonceurs : développer la durée d’écoute - aujourd’hui 30 minutes selon Médiamétrie -, élargir des plages d’audience." Il y a deux conditions de réussite au "bartering", selon Gilles Camouilly. "Au niveau commercial, il est important qu’il y ait une union, de manière à ce qu’une régie puisse commercialiser sur le plan national et extra-local l’ensemble des chaînes locales. On a un exemple avec le groupement des indépendants de radio." Une autre condition, "difficile à faire passer en France", réside dans "la lisibilité des grilles de programmes". "Les annonceurs en ont besoin. Sur un plan national, ce n’est pas évident pour un publicitaire de parier sur cet éclatement de programmation. Sans remettre en cause l’identité de chaque chaîne, il est important pour un marché national de codifier les logiques de programmation."
La synthèse du colloque est à téléchargée ici
C’est ce que l’on peut notamment lire dans la synthèse du colloque sur les télés locales, organisé le 9 juillet 2007 à la Sorbonne, et qui vient d’être publiée par l’agence de relations publiques Aromates sur son site web. Extraits.
Pour l’instant, et jusqu’à l’arrêt de l’analogique, les coûts de diffusion ont, semble-t-il,
déclare Gilles Crémillieux (1). "En moyenne, une chaîne locale aurait payé entre 130 et 140 000 euros à l’année. En analogique, c’est déjà cette somme. Donc nous sommes bien au double du coût de diffusion, et en aucun cas à la prime TNT moins chère." De plus, il y a une incertitude au niveau du nombre de réémetteurs. En effet, l’émetteur principal déclenche une cascade de réémetteurs. "Combien de réémetteurs ?" demande Gilles Crémillieux. "À ce jour, nul ne le sait." "Si l’objectif de couvrir 95% du territoire en hertzien est rempli, on va payer ces réémetteurs dont un bon nombre ne sert pas les TV locales."
Un point de vue partagé par Maguelone Hedon. "TV Tours va passer sur la TNT le 13 septembre. Une implication budgétaire majeure. Actuellement nous payons 150 000 euros de diffusion analogique. À partir du 13 septembre, c’est doublé. 130 000 euros + 20 000 euros pour acheminer le faisceau jusqu’à l’émetteur. Avec l’inconnu des réémetteurs en 2008, où ce serait la bérézina."
Pour Gilles Crémillieux, "ce n’est qu’en 2011 que nous verrons les effets de la TNT." "Il ne faut nous priver d’aucun candidat au GR1." "Nous espérons que le CSA lancera beaucoup d’appels pour réduire la facture, parce qu’effectivement le jour où nous serons 50 TV locales, l’ardoise sera gérable."
(1) Gilles Crémillieux est directeur de la diversification du groupe La Montagne-Centre-France, opérateur de la chaîne Clermont 1ère. Il préside le syndicat "Les Locales TV"
La synthèse du colloque est à téléchargée ici
Depuis le 1er octobre 2006, ATL, qui propose des émissions télé sur Rouen par Internet, entend bien décrocher la TNT.
Des reportages et émissions sur l’agglomération Rouennaise sont aujourd’hui visibles sur DominoTV. Les émissions ou magazines traitent de sujets variés : cinéma, bande dessinée, automobile, moto, danse, musique… Avec le souci de donner un ton moderne à la vie locale, notamment en s’attachant à la qualité de production des magazines en soignant habillages sonores et visuels et montages (voir le dernier numéro de Rouen la nuit). Domino TV propose aussi des reportages dans l’actu (travaux de la médiathèque, manifestation des étudiants contre la loi sur l’autonomie des universités…).
Magazines et infos donc sur le web aujourd’hui, histoire de montrer ce que pourrait donner demain une chaîne locale en TNT sur le grand Rouen. « Notre objectif est clair : constituer une équipe professionnelle candidate à la diffusion sur la TNT en 2008 » affirme, Loïc Louvel directeur de Qasar (studio d’enregistrement) l’un des porteurs du projet.
« Domino TV sur l’internet, c’est un petit budget de 244 000 euros pour de grandes ambitions, car un projet de télévision locale est plus proche de deux millions d’euros » indique Ghislain Lefebvre, autre fondateur, issu de Magenta Conseil.
Le projet est porté par plusieurs sociétés rouennaises. D’abord Biplan ; connu pour ses films institutionnels et ses magazinesTV (Thalassa et Faut Pas Rêver). Biplan, qui travaille aussi avec les acteurs locaux (un magazine vidéo hebdomadaire sur Internet seinemaritime.tv pour le Département 76, celui de l’Agglo de Rouen) s’est associé « pour se donner toutes les chances », à Quasar, un studio d’enregistrement qui bénéficie d’une réputation plus axée sur le son et la scène, qui lui a permis de réaliser des Albums de référence (Vanessa Paradis, Florent Pagny, Murray Head…) et de se positionner sur l’organisation audiovisuelle d’évènements. L’agence de communication Magenta Conseil (Nike, Exxon, CCI Rouen…) est venu renforcer l’équipe en apportant son expérience et ses réseaux.
Les trois partenaires, réunis dans société ATL, revendique le statut d’animateur en région : « Partenaires naturels des acteurs locaux et des producteurs en région dans l’Audiovisuel, nous nous positionnons aussi clairement comme un acteur du développement économique local » explique Eric Terrier, gérant de Biplan.
Avec ses douze mois d’ancienneté Domino TV reste le tremplin idéal, selon ses initiateurs, vers la télévision locale à Rouen. Avec la création d’une vingtaine d’emplois, le modèle économique prévoit que l’équilibre sera atteint dans 4 ans, grâce aux recettes publicitaires locales et au soutien des collectivités locales.
Pour tenir cet objectif, les 3 associés s’activent pour diffuser leur programme sur le câble dès 2008. « Les bases d’une nouvelle étape vers la TNT locale seront bientôt posées avec la candidature de ATL auprès du CSA en novembre 2007 », déclarent-ils.
Le CSA organise le jeudi 13 décembre une réunion en vue de la planification de canaux pour les télévisions locales en mode numérique.
Le Conseil a engagé, le 19 septembre 2007, une consultation publique dans le cadre de la préparation des futurs appels aux candidatures et de la planification en cours pour l’extension de la couverture de la TNT afin de connaître les projets de télévisions locales, existants ou en cours d’élaboration, en précisant la ou les zones concernées. Les réponses sont attendues pour le 30 novembre 2007.
Dans cette perspective, le Conseil supérieur de l’audiovisuel organise, le jeudi 13 décembre 2007 à 9 h, une réunion « afin de recueillir les observations des acteurs publics et privés concernés en vue de la planification d’un nombre suffisant de canaux pour assurer la couverture en mode numérique des bassins de vie et de la diversité des éditeurs de services à vocation locale », explique le CSA.
Afin d’organiser au mieux cette réunion, les acteurs sont invités dans les meilleurs délais et en tout état de cause avant le 30 novembre 2007 à faire connaître leur intention d’y participer en s’inscrivant à l’aide du bulletin d’inscription en ligne.
20 Minutes fait état d’un séminaire où cours duquel aurait évoqué l’absorption des éditions locales dans les régionales. Démenti ferme de la direction.
A l’occasion d’un séminaire sur l’avenir du 19/20, 20 Minutes nous apprend que l’avenir des locales aurait été évoqué : « A Lille, à Toulouse, des journalistes confirment qu’« il existe une hypothèse forte de suppression pour janvier de la partie locale du journal de 18 h 40-18 h 50, voire 18 h 50-19 h, », sans compter l’idée d’« une absorption des éditions locales dans les régionales ».
Démenti ferme de la direction : « Comment imaginer une chose pareille, les locales sont la prunelle de nos yeux ! » s’insurge notamment Hervé Brusini, Directeur général de France 3.
A l’occasion d’une série de reportages consacrés au salaire minimum, France 3 s’est intéressée au revenu des jeunes journalistes d’Orléans TV : entre 1000 et 1100 nets sur 13 mois. "A peine plus que le SMIC", souligne France 3
France 3 nous propose le portrait d’un jeune JRI de la nouvelle locale Orléans TV. Il a 21 ans, il est sorti de l’école voici 7 mois et il est détenteur d’un Bac + 3. Pierre Antoine touche 1000 euros nets sur 13 mois pour 40 heures par semaine et un week-end sur deux travaillés, précise le reportage. "A peine plus que le SMIC", souligne le commentaire. Et Pierre Antoine tourne, réalise ses interviews et monte son sujet.
"On s’est rendus compte qu’une personne qui savait à peu près manier la caméra tout en ayant une démarche de journaliste pouvait arriver à tout faire d’un coup, alors on demande de plus en plus aux gens de faire tout, tout seul", explique le JRI.
Et le directeur d’Orléans TV d’expliquer que le "modèle économique fait que soit vous avez une télévision locale avec des postes soit vous n’en avez pas. Après, on ne peut pas nous faire le reproche d’en créer et en même temps de le faire dans nos conditions économiques". Le budget d’Orléans TV ne dépasse pas 1.7 millions d’euros. La chaîne a été lancée en mars 2007 par le Groupe Hersant Média qui possède un tiers du capital.
Sur Dailymotion où nous avons trouvé ce reportage, Pierre Antoine témoigne après avoir visionné le sujet de France3 : "C’est bien évidemment par passion que je fais ce métier. J’aime profondément ce que je fais et c’est pour celà que j’accepte bon gré mal gré ma situation. Comme on l’entends un peu dans le reportage je devais plutôt devenir technicien (BTS AV Image à Montaigu) mais le journalisme me passionne et surtout acquérir cette compétence était le meilleur moyen d’avoir plusieurs cordes à mon arc".
Dans un flash spécial NPA conseil revient sur l’appel commun sur Nice et Menton. Une première !
Le CSA vient de lancer 5 appels à candidatures pour 6 zones de diffusion. Avec un appel commun sur deux sites de diffusion de la Côte d’Azur : Nice et Menton.
« Cette procédure, différente du partage de fréquence, est utilisée pour la première fois et ouvre de nombreuses voies de candidatures, affirme le cabinet NPA Conseil qui publie des notes de veille hebdomadaire dans les secteurs de l’audiovisuel et des télécoms. Elle peut permettre à un seul candidat de défendre un projet de télévision locale diffusé sur l’émetteur du Mont Alban à Nice ou bien diffusé depuis l’émetteur du Cap Martin à Menton, mais aussi de présenter deux projets de chaînes pour chacun des émetteurs ou encore un seul projet de chaîne diffusé simultanément sur les deux émetteurs. »
Les candidatures devront être déposées auprès du CSA pour le 15 février 2008. Sur Nice et Menton, les candidats pourront opter pour l’une de ces zones ou pour les deux
Afin de poursuivre le développement des télévisions locales sur la télévision numérique terrestre et à la suite de la consultation publique qu’il avait engagée le 24 juillet 2007, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a décidé, le mardi 6 novembre, de lancer des appels aux candidatures pour des chaînes locales diffusées en mode numérique sur 25 zones.
Cinq appels aux candidatures sont dès maintenant lancés pour l’exploitation de télévisions locales dans les zones suivantes :
- Brest
- Saint-Etienne
- Strasbourg
- Nice et Menton (les candidats pourront opter pour l’une de ces zones ou pour les deux)
- Montluçon.
Les appels sur les autres zones seront lancés à un rythme régulier dans les mois à venir.
|
LISTE DES FREQUENCES PLANIFIEES SUR LE R1 |
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|
Principale ville desservie |
Zone du site |
Canal / fréquence |
|
|
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|
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|
Brest |
Monts d’Arrée |
30 |
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Menton |
Cap Martin |
47 |
|
|
Montluçon |
Agglomération |
39 |
|
|
Nice |
Mont Alban |
38 |
|
|
Saint-Étienne |
Croix du Guizay |
50 |
|
|
Strasbourg |
Nordheim |
48 |
|
Lyon TV a signé un accord avec Numericable pour une reprise de ses programmes sur le backbone national du câblo-opérateur.
Une télévision locale reprise nationalement sur le câble c’est plutôt inédit. Cette nouvelle fenêtre d’exposition sera l’occasion pour la chaîne de faire évoluer son format vers des programmes plus généralistes, l’actualité culturelle constituant jusqu’à présent une large proportion des programmes.
« Nous continuerons à jouer sur l’interaction entre la télé et Internet, en allant chercher sur le web des nouveaux talents et des formats d’émissions. Le travail mené avec les producteurs permet d’adapter ces émissions à une

LYON TV se présente comme une alternative au modèle traditionnel des télévisions. « L’interaction entre TV et Internet est essentielle dans le fonctionnement de la chaîne. Elle est au coeur de l’organisation technique, éditoriale et stratégique. L’ensemble du dispositif a été conçu pour répondre à cet objectif », expliquent ses dirigeants.
LYON TV s’inspire de l’esprit «Web» avec le multimédia, l’Internet, le Podcast et le Vlog. La chaîne propose à partir de son portail www.lyontv.fr l’accès à des Vlogs thématiques. Ces espaces communautaires offrent des services et des outils de mutualisation. Ils permettent de consulter des sélections de programmes, parfois exclusifs pour le Web, parfois inédits. Ils proposent le service de VOD (Video On Demand) et la possibilité de créer sa propre chaîne. Ils permettent aussi d’uplaoder ses propres films et d’être identifié comme nouveaux talents de la télévision 2.0.
Nouvelles émissions… et nouveau partenaire ?
En vue de la constitution de sa nouvelle grille, la chaîne est passée depuis le mois de juin dans une phase de développement de nouvelles émissions, par le biais de coproductions, de sponsoring ou de partenariats.
Pour financer cette nouvelle étape de la vie de Lyon TV, la société éditrice Lyon TV pourrait être amenée à « procéder à une augmentation de capital ou à accueillir un nouveau partenaire », indique son président Christian Peillon. Lyon TV négocie également l’adossement à une régie nationale afin de multiplier les sources de recettes publicitaires.